Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

LES MATINS MERVEILLEUX

Un film de Avril Besson.

 

Face aux « mastodontes » du 7ème art sortis récemment sur nos écrans (La Bataille de Gaulle, L’Odyssée ou encore Spider-Man : Brand New Day), ce « petit » film d’Avril Besson risque fort de passer inaperçu. Pourtant, bien que vraisemblablement réalisé avec un petit budget, il s’agit d’un film plein de grâce et de beauté, magnifié, qui plus est, par des personnages formidablement attachants.

Certes, l’intrigue en est minimaliste, mais qu’importe lorsqu’on est conquis par une belle écriture de cinéma et d’excellents personnages. Bien que commençant et s’achevant par la mort de quelqu’un, le film n’est, en aucune façon, funèbre. Rien à craindre de ce côté-là. Et puis, raison de plus pour se réjouir à sa vision, l’un des trois principaux personnages en est joué par une actrice habituée aux seconds rôles et qu’on est heureux de voir au premier plein : India Hair dans le rôle de Charlie.

Charlie est une jeune femme, une Parisienne, qui, dès l’ouverture du film, est confrontée à la mort de sa grand-mère, celle-ci ayant légué des icônes de la Vierge (l’une d’elles étant à remettre à une connaissance) et des disques vinyles de musique disco qui sont à transmettre à un certain Titou demeurant à Cavalière, une commune du Var. Et c’est ainsi que Charlie, au volant de sa Twingo, arrive dans ce village du bord de la Méditerranée.

Tout le film, désormais, se concentre sur le séjour de Charlie à Cavalière, village où elle fait la rencontre de quelques habitants, deux en particulier : Titou, bien campé par Éric Cantona, dans un registre qui ne lui est pas familier, celui d’un adepte de disco au cœur tendre et mélancolique, et qui, pourtant, lui va très bien ; et puis, et surtout, Marina, incarnée par la révélation du film, Raya Martigny, une actrice dont la transidentité n’est jamais soulignée ni dramatisée, mais dont la présence est signe de générosité et de vulnérabilité. Quant à India Hair, si, du fait de sa gaucherie, elle n’a pas l’étoffe d’une danseuse de disco, elle n’en reste pas moins belle et touchante. Ainsi, lorsque, de sa voix légèrement hésitante mais pure, elle interprète, en karaoké, Mon amie la rose (chanson de Françoise Hardy).

Ce film ne cherche pas à révolutionner quoi que ce soit, mais il aide à croire à l’amitié, à l’amour, à la beauté des êtres cabossés, et cela suffit à notre bonheur.   

7,5/10

 

                                                                       Luc Schweitzer

Tag(s) : #Films
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :